Le processus de production du handicap


Le RIPPH (Réseau international sur le processus de production du handicap) a été élaboré par des chercheurs de Québec pour le compte de l’Organisation mondiale de la santé.

Le PPH vise à expliquer comment une personne devient une personne handicapée, par les interactions entre les facteurs de risque (causes), les facteurs personnels (la personne), les facteurs environnementaux (physique et social) et les habitudes de vie (ce qu’on aspire à faire comme personne et comme citoyen).

Représentation du processus de production du handicap.

L’interaction entre la personne (ses capacités) et son environnement définit ce qu’elle peut faire ou ne pas faire. Si l’environnement est facilitant, on dit que la personne est en état de participation sociale: elle peut faire ce qu’elle veut. Au contraire, si son environnement présente des obstacles, on dit que la personne est en situation de handicap: elle ne peut pas faire ce qu’elle veut, compte tenu de ses capacités. On vient ainsi de créer la personne handicapée.

Exemples d’obstacles: bâtiment non accessible (ex.: présence d’un escalier et absence de rampe d’accès, absence de toilettes adaptées, manque de signalisation, etc.), documents non accessibles (ex.: disponibles en version imprimée uniquement, etc.), manque d’aide ou de ressources (ex.: manque d’accompagnement, manque de préposés pour aider une personne à se déshabiller, etc.), préjugés envers les personnes vivant avec une déficience, etc.

La personne n’est donc pas handicapée du fait de ses caractéristiques personnelles, mais du fait de l’interaction entre ses caractéristiques personnelles et les obstacles de son environnement.

Ceci constitue un changement de perspective, puisque favoriser la participation sociale ne revient plus à apporter des adaptations spécifiques pour une personne, mais plutôt à responsabiliser tous les acteurs de la société, en vue d’agir directement sur l’environnement.

En outre, agir sur l’environnement implique de tenir compte de l’accessibilité universelle, c’est-à-dire de réduire les obstacles, et surtout, d’éviter d’en créer lorsqu’on conçoit quelque chose de nouveau, comme un nouvel édifice, un nouveau programme ou un nouveau service.

Ainsi, comprendre comment la personne se retrouve en situation de handicap permet de trouver plus rapidement les solutions à mettre en œuvre pour favoriser sa participation sociale.

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Date de dernière modification : 2018-03-28
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