Retour sur «COVID-19 : des réponses à vos questions»

Vers la fin du passe sanitaire en France : Avis du conseil scientifique

Les experts du Conseil scientifique français ont étudié deux dates pour la sortie potentielle du passeport sanitaire* : dans les deux à trois semaines ou entre le 15 novembre et la fin de l’année 2021.

Alléger progressivement les mesures mises en place dans le cadre de la lutte contre la pandémie de Covid-19 car la situation semble s’apaiser, tout en restant prudent, car nombre de paramètres peuvent encore conduire à une reprise de la circulation du virus. Tel est le message du conseil scientifique sur l’épidémie dans l’avis transmis au gouvernement le 5 octobre.

Dans leur avis, les scientifiques proposent plusieurs scénarios pour accompagner cette « situation apaisée » :

  • Dans un premier scénario, « une sortie rapide voire immédiate » du passe sanitaire, le conseil envisage son arrêt ou sa limitation dans les deux ou trois prochaines semaines, à condition que la circulation virale reste basse et en diminution constante. Cet arrêt pourrait être global, ou limité à certains lieux où les risques de contamination semblent faibles. En faveur de cette mesure, le conseil scientifique souligne plusieurs arguments telle « l’efficacité limitée du passe sanitaire comme mesure de protection » – l’instance avait déjà dit, lors de sa mise en place, que ce passe ne pouvait être à lui seul le garant d’une absence de contamination, qu’il pouvait même induire chez les gens l’illusion d’être complètement protégés, et que son utilisation devait être limitée dans le temps.
  • Dans un deuxième scénario, de « prudence active », le passe sanitaire est conservé dans sa forme actuelle au plan national pendant encore plusieurs semaines avec une sortie entre le 15 novembre et la fin de l’année 2021. En faveur de cette mesure différée, le conseil scientifique souligne plusieurs arguments, notamment « la poursuite de la vaccination des personnes les plus âgées et à risque (primovaccination et 3ème dose qui doivent être accélérées) » et une meilleure évaluation de l’efficacité vaccinale à moyen terme. Cela permettrait également de mieux analyser l’effet du refroidissement climatique automnal.

Dans les deux cas, il faudrait communiquer sur la possibilité d’un retour en arrière en cas de dégradation significative de la situation épidémiologique, peu probable à court terme.

Pour en savoir plus sur les questions soulevées, les connaissances et incertitudes ayant mené à cette recommandation, lire le rapport Une situation apaisée : quand et comment alléger ?

*Vaccination adéquate ou Résultat récent négatif d’un test de dépistage