Dans la catastrophe il y a « cata »: coupure, en dehors, aux côtés, en dessus, et « strophê » [du grec ancien στροφή]: tournant. Donc, on prend un tournant à l’occasion de la blessure et on repart, mais pas comme avant. C’est la catastrophe. La coupure et la reprise d’un autre développement; c’est la définition de la résilience.
On est totalement inégaux face au virus, face au trauma. Ceux qui ont acquis les facteurs de protection biologiques, les jeunes, ont moins de risque de succomber au virus que les âgés ou ceux qui ont une vulnérabilité pulmonaire. Ceux-là seront très vulnérables au virus. Et face au traumatisme: ceux qui avaient auparavant des facteurs de protection affronteront mieux l’épreuve du confinement, l’angoisse. Ils reprendront plus facilement un processus de résilience.
Écoutez l’entrevue de Pénélope McQuade avec Boris Cyrulnik, neuropsychiatre français spécialisé dans l’étude de la résilience*, particulièrement chez les enfants.
*Phénomène psychologique qui consiste, pour un individu affecté par un traumatisme, à prendre acte de l’événement traumatique de manière à ne pas, ou plus, vivre dans le malheur et à se reconstruire d’une façon socialement acceptable
