Retour sur «COVID-19 : des réponses à vos questions»

Masque de procédure obligatoire au travail

Dès le jeudi 8 avril, sur tous les lieux de travail intérieurs, la CNESST exige le port du masque de procédure. Ceci fait suite à l’Avis de l’INSPQ du 16 mars, en lien avec la propagation des variants. Le document a été mis à jour le 9 avril pour développer et clarifier les exceptions.

La CNESST a publié le 1er avril le document Mesures de contrôle dans les milieux de travail en contexte d’apparition de variants sous surveillance rehaussée. Cette publication vise à introduire une nouvelle section au Guide des normes sanitaires en milieu de travail – COVID-19 ainsi qu’aux guides sectoriels, le cas échéant. Cette nouvelle section s’intitule : Port en continu du masque médical en contexte d’apparition de variants. À noter qu’elle remplace aussi toute référence au port du masque médical dans la section Distanciation physique de ces guides :

  • Le port du masque médical ou du masque attesté par le BNQ en continu à l’intérieur des milieux de travail est exigé comme mesure complémentaire de protection. Pour le travail à l’extérieur, le port du masque en tout temps est exigé si des interactions à moins de 2 mètres avec des collègues de travail sont inévitables.
  • Cette consigne ne concerne pas les travailleurs œuvrant seuls dans une pièce fermée et ne s’applique pas au moment des repas.

Exemption

Une personne n’est pas obligée de porter son masque en continu dans les situations suivantes :

  • pour des raisons de santé (par exemple une affection cutanée sévère au niveau du
    visage) ou de sécurité (par exemple la présence de buée obstruant la vue pour la
    conduite d’un véhicule ou la manipulation de machineries) ;
  • s’il nuit à la communication (par exemple le secteur de la production audiovisuelle
    ou de l’information, la présentation de nouvelles ou les conférences de presse), à la
    compréhension ou à l’apprentissage (par exemple en enseignement) ;
  • s’il empêche l’exécution des tâches liées à un emploi (par exemple un chanteur ou un
    musicien d’instrument à vent).

La CNESST peut demander une évaluation et une analyse des risques. Dans le cadre de cette analyse, outre l’application rigoureuse des mesures de contrôle déjà préconisées, des critères obligatoires supplémentaires devront être pris en compte, tels que :

  • la distanciation physique de plus de 2 mètres ;
  • la limitation des périodes sans port du masque ;
  • l’optimisation de la ventilation mécanique ou naturelle, selon le cas.

Pour en savoir plus

Consulter les documents de l’INSPQ :