Retour sur «COVID-19 : des réponses à vos questions»

Volet national de l’enquête en CHSLD – semaine 1

Après les enquêtes sur les décès survenus dans plusieurs CHSLD, le bureau du coroner a annoncé que les audiences publiques portant sur le volet national de gestion de la pandémie dans les milieux hébergeant des aînés et des personnes vulnérables (dernier volet de l’enquête) se tiennent du 1er novembre au 3 décembre 2021.

Une quarantaine d’experts et de témoins seront appelés à témoigner lors des audiences, notamment le directeur national de santé publique du Québec, – Dr Horacio Arruda, le chef de l’Équipe des infections nosocomiales de l’INSPQ – Dr Jasmin Villeneuve, les sous-ministres Nathalie Rosebush et Dre Lucie Opatrny. La ministre Marguerite Blais ne témoignera pas, en raison de son état de santé.

Consulter le document sur le Déroulement des audiences et liste des témoins.

Pour en savoir plus sur les débuts de l’enquête du coroner et un récapitulatif de ce qui s’est passé au CHSLD Herron, lire les articles :

Pour la suite de l’enquête sur le volet national, lire les articles :

1er novembre

La priorisation des soins et des ressources en milieux hospitaliers au détriment des CHSLD ainsi que la présence d’« âgisme systémique » au Québec ont mené à « l’hécatombe » dans les centres d’hébergement, lors de la première vague de la pandémie.

Le fait d’interdire l’accès aux proches aidants en CHSLD, par risques de contaminations, a aussi contribué à «couper la voix» aux résidents.

Témoignage du Dr Réjean Hébert

Premier témoin à être entendu, Dr Réjean Hébert, professeur à l’École de santé publique de l’Université de Montréal, a rappelé qu’environ 10 % des patients de CHSLD et de milieux d’hébergement pour aînés sont décédés durant la première vague de COVID-19 au Québec, au printemps 2020. Une véritable « hécatombe » qui s’explique notamment par le piètre état du réseau avant la pandémie et par la gestion de la crise par le gouvernement.

Dr Hébert a présenté des chiffres indiquant que le Québec a été de loin la province canadienne ayant présenté le plus fort taux de décès durant la première vague de COVID-19* :

Taux de mortalité en institution d’hébergement entre le 1er mars et le 1er septembre 2020 :

  • Québec : 9,7 %
  • Ontario : 2,3 %
  • Canada : 1,6 %
  • Colombie-Britannique : 0,6 %
  • Espagne : 5,3 %
  • États-Unis : 2,3 %

Il a aussi rappelé que même avant la pandémie, les CHSLD « étaient négligés ». Avec la fusion des établissements de santé en 2015, les CHSLD ont été noyés dans d’immense CISSS et CIUSSS. Le manque de personnel, dont d’infirmières et de médecins, était aussi déjà présent. Il a rappelé qu’au tout début de la crise, le gouvernement a décidé « de prioriser les hôpitaux » en « libérant des lits d’hôpitaux et en transférant ces patients-là en CHSLD, qui étaient déjà en pénurie de personnel ». Plusieurs des établissements sont vétustes. Et alors que la piètre ventilation des écoles a fait grand bruit, celle des CHSLD n’est pas nécessairement de meilleure qualité, bien que « peu de données » existent sur le sujet.

Dans ses recommandations, Dr Hébert plaide entre autres pour une « priorisation des soins à domicile ». Et pour une « réflexion sérieuse » sur la décentralisation du réseau de la santé. Il croit aussi en l’imposition de normes fédérales, dont de ratio de personnel, dans les CHSLD. « Je pense qu’il faut contribuer à l’établissement de ces normes-là ».

*Dr Hébert a admis ne pas avoir tenu compte des différentes manières de comptabiliser les décès liés à la COVID-19 entre les provinces.

Témoignage du Dr Quoc Dinh Nguyen

Questionné à savoir si la ventilation dans les CHSLD est un problème au Québec, Dr Quoc Dinh Nguyen, gériatre et épidémiologiste au CHUM, répond qu’il n’a « pas accès à ces données ». « C’est d’ailleurs un problème qu’on n’ait pas accès à ces données-là. »

Il a raconté que, dès janvier, un article dans le New England Journal of Medicine laissait croire que le virus de la COVID-19 pouvait se transmettre par des personnes asymptomatiques. Au Québec, la reconnaissance de cette transmission s’est faite plus tard en mars, note le spécialiste. Ont suivi les recommandations du port du masque de procédure en CHSLD et par la population.

Les autorités étaient bombardées de nouvelles informations, reconnaît-il. Mais on « gérait en fonction de l’équipement sur place plutôt qu’en fonction des besoins scientifiques », déplore le Dr Nguyen.

Sans blâmer directement les dirigeants, le Dr Nguyen constate que la première vague a été gérée essentiellement de Québec alors que ce sont Montréal et Laval qui étaient touchés. « Donc, c’est sûr que quand la tête est à un endroit alors que les besoins sont à un autre, il y a une certaine déconnexion, et je pense que ça a pu jouer sur la vigueur, la rapidité des décisions scientifiques ».

À l’avenir, le Dr Nguyen croit qu’il faudra imposer une « lentille aînés » dans le processus décisionnel gouvernemental, pour prendre en considération les particularités de cette tranche de la population.

Témoignage du Dr Vinh-Kim Nguyen

Professeur à l’institut des hautes études internationales et du développement de Genève et médecin omnipraticien à l’Hôpital général juif, le Dr Vinh-Kim Nguyen a travaillé aux CHSLD Vigi Mont-Royal et Marie-Victorin lors de la première vague. Il dit avoir été « traumatisé » par ce qu’il a vu.

Voulant transférer des patients vers l’hôpital, il a rapidement découvert « les nombreux obstacles » mis sur sa route, alors que les directives de santé publique préconisaient de garder les résidants sur place.

Pour les malades coincés en CHSLD, les seules mesures disponibles étaient souvent les protocoles de détresse respiratoire de fin de vie*, soit de forts cocktails de médicaments utilisés pour réduire la souffrance, a-t-il témoigné. « Ce sont des protocoles qui entraînent la mort. […] C’était en fait une euthanasie », a-t-il martelé.

*Le Protocole de détresse respiratoire implique une révision constante de l’état du patient. Puisque les médecins étaient peu présents en CHSLD, ces évaluations se faisaient par télémédecine « sur la base des évaluations d’infirmières souvent débordées » a souligné Dr Jacques Ramsay, qui épaule la coroner Géhane Kamel.

Témoignage de Paule Bernier

Présidente de l’ordre des diététistes-nutritionnistes du Québec, Paule Bernier a indiqué avoir «tendance à croire» que la malnutrition a joué un rôle dans l’infection, la sévérité de la maladie, le décès des résidents en CHSLD. En effet, elle a souligné combien la dénutrition, jumelée à une infection à la COVID-19, pouvait aggraver les maladies chroniques existantes.

Elle a identifié trois grands problèmes liés à la nutrition dans les CHSLD, soit l’absence de dépistage d’une malnutrition, l’inadéquation entre les effectifs en diététistes-nutritionnistes et les besoins en services de nutrition clinique, ainsi que l’offre alimentaire non adaptée aux besoins des résidents et la perte de l’expertise nutritionnelle au sein des services d’alimentation en raison de l’embauche de personnes sans compétence dans le domaine.

Sources :

2 novembre

Dès le 13 mars 2020, toutes les visites, y compris celles des proches aidants, ont été interdites dans les CHSLD. La preuve de l’enquête publique a déjà démontré que les aidants naturels jouaient un rôle crucial dans la qualité des soins offerts aux résidents.

Témoignage de Francine Ducharme

Professeure honoraire de la Faculté des sciences infirmières de l’Université de Montréal, Francine Ducharme a présenté des recommandations.

En situation pandémique, elle propose notamment la création d’une politique permettant à au moins deux proches aidants de pouvoir visiter la personne hébergée de façon sécuritaire. Si un des deux proches tombe malade, l’autre pourrait prendre la relève, a-t-elle expliqué.

Témoignage du Dr Serge Brazeau

Le manque de personnel, mais surtout de médecins, dans les CHSLD lors de la première vague de COVID-19 a nui à la qualité des soins offerts aux aînés en fin de vie, selon Dr Serge Brazeau, qui était président de l’Association des médecins gériatres du Québec au moment de la première vague.

Dr Brazeau, tout comme la professeure à la faculté des sciences infirmières de l’Université de Montréal Francine Ducharme, a affirmé qu’il faudra rapidement « régler la question des ratios de personnel en CHSLD » au Québec. Il souligne qu’actuellement, ce sujet est « tabou ». « Avec le temps, les ratios infirmière-patients ont été réduits beaucoup pour diminuer les coûts du système. On peut s’inquiéter sur la sécurité et la qualité des soins », dit Mme Ducharme.

Il a déploré «le manque d’enthousiasme» de certains membres du comité désigné par Québec pour coordonner la lutte contre la COVID-19 dans les CHSLD, créé le 13 avril 2020. «Alors qu’il y avait une urgence d’agir, je trouvais qu’il y avait beaucoup de lenteur dans nos travaux et beaucoup de volonté de rectitude», a-t-il précisé.

Par exemple, Dr Brazeau soutient avoir recommandé d’accélérer le retour des proches aidants dans les CHSLD. Il a aussi souligné la difficulté qu’il a eu à parler de certains sujets au sein du groupe d’experts comme la carence des soins, le manque de main-d’œuvre ou les ratios de personnel en CHSLD.

De plus, Dr Serge Brazeau a mentionné qu’il lui était interdit de parler aux médias et qu’il avait eu à signer un engagement de confidentialité. «Ça m’a surpris parce que ce n’était pas le cas pour d’autres cellules de crise qui tentaient d’aider le Ministère».

Dr Brazeau souligne que le Québec compte une centaine de gériatres. Les normes internationales voudraient, selon lui, que l’on compte un gériatre pour 4000 aînés de 75 ans et plus, et donc que le Québec devrait en avoir minimalement 235. Conséquence : les gériatres jouent essentiellement un rôle de consultant en CHSLD, a-t-il relevé.

Témoignage de la Dre Marjorie Tremblay

La Dre Marjorie Tremblay s’est attaquée à un mythe persistant, mais qu’il importe de faire tomber, à son avis. Il est « totalement faux » de dire que les patients des CHSLD ont été tués à la suite de l’administration de morphine, plutôt destinée à leur offrir des soins palliatifs de qualité.

Elle dit comprendre les vives réactions des familles, qui n’ont bien souvent pas été impliquées dans le processus, en raison de l’absence de visites et de l’urgence de la situation lors de la première vague.

Experte en soins palliatifs, elle a été mandatée dans l’urgence par le CISSS de Laval, lors de la première vague, pour créer un « outil facilement utilisable » (protocole de détresse respiratoire) afin que les professionnels de la santé puissent offrir une « fin digne » aux patients sévèrement atteints de la COVID.

Or, selon des témoignages entendus plus tôt cette année dans le contexte de l’enquête de la coroner Géhane Kamel, certains patients auraient subi ce protocole sans avoir obtenu un résultat positif à un test de dépistage de la COVID-19. Si Dre Tremblay a rappelé que son protocole ne devait être appliqué qu’en cas de détresse respiratoire causée par la COVID-19, elle a nuancé en ajoutant qu’une détresse respiratoire, qu’elle soit causée par la COVID ou non, doit être prise en charge rapidement.

Dr Jacques Ramsay, qui épaule la coroner Géhane Kamel, a aussi rappelé à Dre Tremblay que normalement, lorsque des soins palliatifs sont offerts, les familles doivent être partie prenante des discussions, ce qui n’a pas toujours été le cas lors de la première vague au CISSS de Laval.

Témoignage de Timothy Arsenault

Les militaires des Forces armées canadiennes (FAC) dépêchés dans les CHSLD du Québec lors de la première vague de COVID-19 «ont contribué à restaurer la dignité des aînés» en leur offrant les soins de base, selon le brigadier général Timothy Arsenault.

Alors que le personnel des CHSLD se limitait aux «soins essentiels» des aînés les plus malades, les militaires aidaient pour les soins de base des patients qui «avaient besoin d’assistance pour s’occuper de leur hygiène personnelle». Ils pouvaient aussi être appelés à s’occuper des plans d’alimentation ou des communications avec les proches des aînés.

Sources :

3 novembre

Témoignage d’Annick Lavoie

Les CHSLD privés ont été laissés pour compte durant la pandémie, a dénoncé la directrice générale de l’Association des établissements privés conventionnés (AEPC), Annick Lavoie.

Alors que le réseau de la santé « avançait à tâtons vers l’inconnu le plus complet », les directives du MSSS étaient « ambiguës », selon Mme Lavoie. De plus, les consignes parvenaient aux dirigeants des CHSLD privés conventionnés « avec un délai ».

« Nous appelions nos fournisseurs d’équipement de protection, qui nous disaient « on ne peut pas vous en fournir, c’est réservé pour le personnel de la santé, vous n’êtes pas sur la liste » », s’est-elle rappelée.

Face à une pénurie de matériel, le ministère de la Santé avait créé un classement de priorité des établissements. Les CHSLD privés conventionnés « étaient en priorité 3, à la même place que les groupes de médecine familiale ». Les CHSLD publics, eux, étaient placés plus haut sur la liste.

« Comme nos employés n’étaient pas considérés comme faisant partie du réseau de la santé », nous avions « des difficultés à avoir accès aux tests de dépistage », a-t-elle ajouté.

« Le canal de communication n’était pas direct », a dit Mme Lavoie, expliquant que les établissements privés n’étant souvent pas invités aux réunions des CISSS et des CIUSSS où les informations étaient transmises, et devaient donc attendre que les documents fassent leur chemin au travers de la bureaucratie.

Témoignage de Paul Arbec

«Afin d’atteindre une équité dans l’offre de services en hébergement à travers la province», le président de l’association des établissements de longue durée privés du Québec (AELDPQ), Paul Arbec, souhaite l’abolition des CHSLD privés non conventionnés et l’harmonisation du financement.

Au Québec, il existe trois catégories de CHSLD, soit les centres publics, les centres privés conventionnés et les centres privés non conventionnés. Quel qu’en soit le type, les résidents d’un CHSLD reçoivent les mêmes services. C’est cependant au niveau de la gestion et du financement que les différentes catégories de centres se distinguent.

Selon M. Arbec, la COVID-19 a aggravé un problème de main-d’oeuvre qui était présent depuis quelques années déjà. Or, le modèle d’affaires des CHSLD privés non conventionnés reposait essentiellement sur « les préposés à bas salaire ».

Il affirme que, au début de la pandémie, les CISSS et CIUSSS ne reconnaissaient pas les CHSLD privés non conventionnés comme de réels partenaires.

Il a également rapporté des difficultés au niveau des canaux de communication, de l’accès aux tests de dépistage ou encore aux équipements de protection.

Témoignage d’Hélène Gravel

La présidente de l’association des Entreprises privées de personnel soignant du Québec (EPPSQ), Hélène Gravel, a tenu à « remettre un peu les pendules à l’heure » quant à l’importance des agences de placement dans le réseau de la santé.

Elle-même propriétaire de l’agence Continuum, elle blâme les « agences opportunistes » qui ont émergé en masse durant la pandémie pour la mauvaise presse que reçoit son secteur, accusé d’« aider à la propagation du virus », en plus d’être « profiteur » et « dangereux ».

Dans un communiqué de presse du 8 juin 2020, l’EPPSQ avait même appelé le ministère de la Santé à faire « une enquête publique sur les agences de placement en santé ». « Nous sommes bien malgré nous associés à des agences délinquantes, improvisées et dont la seule visée est mercantile […], qui agissent en toute impunité, mais en n’ayant aucune obligation », peut-on lire.

Les travailleurs choisissent d’être en agence parce qu’ils sont épuisés et veulent donner plus de place à leur vie personnelle et à leur famille. « La grande majorité d’entre eux travaillent à temps partiel, souvent trois jours par semaine », ce qu’un emploi dans le public ne permet que très rarement.

Sources :

4 novembre

Témoignage de Geneviève Marchand

Même si la transmission par inhalation de la COVID-19 a été reconnue par différentes autorités, l’INSPQ n’en tient toujours pas compte dans certains de ses avis, affirme Geneviève Marchand, microbiologiste et chercheuse à l’Institut de recherche Robert-Sauvé en santé et en sécurité du travail (IRSST).

Dès avril 2020, elle a publiquement remis en question le fait que l’INSPQ mettait de côté le risque de transmission aérienne.

Elle a critiqué le manque de précaution du gouvernement pendant la première vague, et a plaidé qu’il aurait fallu prioriser la ventilation et le port d’équipement de protection respiratoire, comme le N95, dès le début. Une particule fine « peut parcourir jusqu’à 200 mètres » dans les airs, a-t-elle expliqué.

Au Québec, le port du N95 a été limité pendant des mois aux seules procédures générant des aérosols, comme les intubations. Les travailleurs en zone chaude ne portaient que des masques médicaux (ou de procédure).

En mars 2021, un jugement du Tribunal administratif du travail concluait aussi que le masque N95 devait être porté en zone tiède et chaude au Québec*. Dès le lendemain, la CNESST formulait une recommandation allant en ce sens. Le jugement du TAT a été porté en appel. Mais en attendant, c’est la recommandation de la CNESST qui s’applique, explique le MSSS.

Malgré tout, Mme Marchand s’explique mal comment l’INSPQ a pu, dans un avis publié en juillet 2021, recommander aux travailleurs de la santé œuvrant à moins de deux mètres d’un cas suspecté ou confirmé de COVID-19 de porter un simple masque de procédure.

*cf article N-95 en milieu de vie et de soins.

Témoignage de Paul Brunet

Le président du Conseil pour la protection des malades, Paul Brunet, a porté plainte à la Sûreté du Québec pour négligence criminelle envers des personnes âgées décédées dans des conditions «atroces» en CHSLD lors de la première vague de la COVID-19.

La porte-parole de la Sûreté du Québec, Hélène Nepton, a confirmé au Journal qu’une plainte avait bel et bien été déposée par M. Brunet et qu’elle était présentement «en analyse».

Il s’est insurgé contre le manque de préparation du gouvernement, notamment quant au dépistage, rappelant que l’Organisation mondiale de la santé avait déclaré l’état d’urgence sanitaire dès le 30 janvier, tandis qu’il était connu, dès le 10 février, que les personnes âgées étaient plus sévèrement atteintes par la maladie.

Retrait des proches aidants, consultations par télémédecine, refus de tester systématiquement tous les aînés en centre d’hébergement : autant de choix qui ont contribué, selon M. Brunet, à protéger les plus vulnérables de manière inadéquate.

Il a confié avoir reçu une centaine de plaintes au Conseil pour la protection des malades de la part de familles de résidents lors de la première vague de COVID-19, notamment pour «le manque de nouvelles» sur l’état de santé de leurs proches, «les mauvais soins ou aucun soin» et «l’annonce cavalière» de leur décès.

«On ne saura jamais qui est mort de quoi en CHSLD et en RPA, du moins pendant la première vague. Des milliers de familles ne sauront jamais comment ni de quoi leurs proches sont décédés».

Sources :