Retour sur «COVID-19 : des réponses à vos questions»

Dose de rappel : Recommandations

« Une dose de rappel offerte à 3 mois ou plus après la dernière dose de l’immunisation primaire apparait sécuritaire et a le potentiel de restaurer une protection de haut niveau contre les infections causées par les lignées du SRAS-CoV-2 qui circulent de façon majoritaire au Québec. Une dose de rappel augmenterait également la protection contre de nouveaux variants. » – INSPQ, 17 décembre

Faits saillants

  • Dose de rappel au Québec : dose additionnelle d’un vaccin à ARNm, administrée 3 mois après la dernière dose de l’immunisation primaire*, aux personnes de 18 ans et plus qui en font la demande.
    • « Pour l’intervalle entre la deuxième dose et la dose de rappel, bien que les données scientifiques soient plus robustes pour un intervalle de 4 à 6 mois, il existe quelques données pour un intervalle de 12 semaines. Le CIQ recommande que la dose de rappel soit administrée à un intervalle d’au moins 3 mois depuis la dernière dose de la série primaire. »  (INSPQ 17 décembre)
  • Toute personne qui a bénéficié des deux premières doses peut continuer à être considérée comme adéquatement vaccinée, en dépit de la possibilité pour certaines personnes de recevoir une dose de rappel.
  • Les personnes ayant eu la COVID-19 peuvent recevoir une dose de rappel « dés que leur maladie aura été résolue, en respectant un intervalle minimal de 3 mois après la dernière dose de vaccin reçue », tel qu’indiqué dans une recommandation du directeur national de la Santé publique le 10 janvier (rendue publique le 20 janvier, sans explication du raisonnement scientifique), à l’encontre des recommandations du Comité d’immunisation du Québec (voir plus bas).
  • Le même vaccin devrait être utilisé pour la dose de rappel et la série primaire. Toutefois, les deux vaccins à ARNm sont considérés comme interchangeables et si celui utilisé lors de la série primaire n’est pas disponible (ou pas connu), il est recommandé de recevoir le vaccin à ARNm disponible.
  • Les pharmacies communautaires participent à cette campagne de vaccination et offriront le vaccin Moderna comme dose de rappel aux personnes intéressées.

*Le calendrier vaccinal régulier (ou série primaire) est constitué de 2 doses pour la majorité de la population, de 3 doses pour les personnes immunodéprimées ou en dialyse, pour les 3 vaccins administrés au Québec. Plus de détails sur cette 3ème dose dans l’article Personnes immunodéprimées ou dialysées & 3ème dose.

Antécédents de COVID-19

Lire aussi l’article du Devoir paru début décembre : Une troisième dose de trop pour les aînés ayant eu la COVID-19

Consentement

« Comme il existe encore des incertitudes sur les bénéfices et les risques associés à l’administration d’une telle dose de rappel, en vue du consentement éclairé, toutes les personnes qui se présenteraient pour recevoir ce rappel devraient être bien informées de cette incertitude » – INSPQ 17 décembre

« Comme il existe encore des incertitudes sur les bénéfices et les risques associés à l’administration d’une dose de rappel (3e dose chez des personnes avec antécédent d’infection au SRAS-CoV-2) chez les personnes préalablement infectées, en vue du consentement éclairé, toutes les personnes qui se présenteraient pour recevoir ce rappel devraient être bien informées de cette incertitude » – INSPQ 17 décembre

Ressources utiles

Recommandations canadiennes

« Même si nous en apprenons toujours sur la capacité des vaccins actuels à nous protéger contre le variant Omicron, nous nous attendons à ce que la dose de rappel offre un niveau raisonnable de protection contre l’infection (du moins à court terme) et une protection substantielle contre les maladies graves. Nous recommandons à tous au Canada de prendre la première dose de rappel » – ASPC, 23 décembre

  • Le 23 décembre, le CCNI continue à recommander un délai de 6 mois. « Les données canadiennes et internationales indiquent que des intervalles plus longs entre les doses de vaccin produisent une réponse immunitaire plus forte et peuvent procurer une protection plus robuste et plus durable. »
  • « Le CCNI a également examiné les données sur les personnes qui ont déjà été infectées et continue de recommander qu’elles reçoivent un programme de vaccination similaire à celui des personnes qui n’ont pas été infectées. » (CCNI 3 décembre)
    • « Il est recommandé qu’avant la vaccination, la personne ne soit plus considérée comme étant infectieuse et que les symptômes d’une maladie aiguë soient complètement résolus. Ces délais d’attente visent, respectivement, à réduire le risque de transmission de la COVID-19 dans un lieu de vaccination et à permettre, par mesure de précaution, la surveillance du vaccin contre la COVID-19 sans confusion possible avec les symptômes de la COVID-19 ou d’autres maladies coexistantes. » (Guide canadien d’immunisation)

Ressources utiles

OMS

Le 21 janvier 2022, l’OMS a indiqué recommander désormais que les rappels de vaccins contre la COVID-19 soient proposés à la population, en commençant par les personnes plus vulnérables.

L’organisation s’éloigne ainsi de son avis précédent, elle affirmait alors que les doses de rappel n’étaient pas nécessaires pour les adultes en bonne santé, et reconnaît que l’approvisionnement en vaccins s’améliore à l’échelle mondiale.