Retour sur «COVID-19 : des réponses à vos questions»

Traitements préventifs

Deux traitements préventifs ont été approuvés par Santé Canada pour certaines personnes : l’antiviral Paxlovid (de Pfizer) pour prévenir les complications chez certaines personnes testant positives à la COVID-19 et le sérum immunisant Evusheld (d’Astrazeneca) pour prévenir la COVID-19, en l’absence d’exposition au virus.

*Le Québec a reçu les premières doses d’Evusheld le 9 mai*

Paxlovid

L’antiviral oral approuvé le 17 janvier dernier par Santé Canada vise à réduire la gravité des symptômes de la COVID-19 chez les personnes à risque de développer des complications sérieuses de cette infection. Il diminuerait aussi le risque d’être hospitalisé ou de décéder du coronavirus.

Le traitement au Paxlovid doit être amorcé dans les cinq jours suivant l’apparition des symptômes.

L’usage de l’antiviral n’est pas possible chez certains patients en raison d’interactions médicamenteuses ou de contre-indications. De plus, selon les données disponibles, l’usage du Paxlovid apparaît non pertinent en l’absence de facteurs de risque de complications.

Le 23 février, en conférence de presse, la DRSP recommandait aux personnes symptomatiques de 70 ans et plus ou immunosupprimées de se rendre au centre de dépistage puisqu’un traitement antiviral pourrait leur être proposé (diminuant leur risque d’être hospitalisées en cas d’infection).

Le 17 mars, le MSSS a annoncé que l’accès à l’antiviral PaxlovidMC a été élargi à d’autres clientèles cibles et sera disponible en pharmacie communautaire, sur prescription d’un médecin ou d’une infirmière praticienne spécialisée. Parmi les personnes visées :

  • un adulte avec une immunosuppression modérée à sévère causée par une condition sous-jacente ou le traitement de celle-ci (peu importe le statut vaccinal);
  • exceptionnellement, un adulte adéquatement protégé/vacciné présentant un risque très élevé de complications de la COVID-19 (p. ex. : âge très avancé, plusieurs comorbidités parmi une liste préétablie, et protection sous optimale contre le variant circulant anticipée malgré une primovaccination complète).

Depuis le 1er avril, les pharmaciens peuvent prescrire l’antiviral aux patients symptomatiques qui sont à risque de développer des complications et qui présentent un résultat positif à un test de dépistage (TAAN ou autotests distribués en pharmacie).
Les personnes âgées et les personnes qui présentent des problèmes de santé sont invitées à consulter dès maintenant, sur le site Internet de l’INESSS, les critères d’utilisation du PaxlovidMC pour vérifier si elles sont susceptibles d’en bénéficier. Il est essentiel que les personnes qui présentent une condition potentiellement pertinente à l’utilisation du PaxlovidMC s’assurent de passer rapidement un test de dépistage de la COVID-19 dès l’apparition des premiers symptômes. Si le résultat est positif, elles doivent consulter promptement un pharmacien, un médecin ou une infirmière praticienne spécialisée.

Rappel de la marche à suivre en pharmacie :

  1. Faites un test de dépistage de la COVID-19 (TAAN ou tests rapides)
  2. Validez si vous faites partie des clientèles éligibles. Vous pouvez consulter les critères du gouvernement à cet effet.
  3. Ne vous présentez pas en pharmacie pour obtenir le Paxlovid. Appelez votre pharmacien qui pourra faire votre évaluation et vous prescrire le Paxlovid s’il le juge pertinent.
  4. Ensuite, le médicament pourra être récupéré par la personne de votre choix ou être livré à domicile.
  5. Important : si les symptômes s’aggravent dans les deux jours qui suivent la prise du médicament, consultez à nouveau votre pharmacien ou rendez-vous à l’hôpital selon la gravité de la situation.

En bref :

  • Le Paxlovid est réservé aux clientèles cibles à risque de développer des complications. Si vous ne faites pas partie de ces groupes, respectez plutôt les règles habituelles d’isolement et prenez soin de vous d’ici à la disparition des symptômes.
  • Si vous faites partie des clientèles cibles et que vous avez testé positif à la COVID-19, ne tardez pas à téléphoner à votre pharmacie. Le médicament doit être pris dans les cinq jours suivant l’apparition des symptômes.
  • Le pharmacien procédera à une évaluation. À la suite de celle-ci, il jugera si une prescription est possible. Il pourrait décider, par exemple, de ne pas prescrire le médicament ou de vous diriger vers un autre professionnel.
  • Ayez toujours à la maison des trousses de dépistage de la COVID-19. Ainsi, en cas de symptômes, vous pourrez rapidement réaliser un test.

Pour en savoir plus

Evusheld

Le 14 avril 2022, Santé Canada a autorisé Evusheld (tixagevimab et cilgavimab) pour la prévention de la COVID-19. Après un examen scientifique approfondi et indépendant des preuves, le Ministère a déterminé qu’Evusheld satisfait aux exigences rigoureuses de Santé Canada en matière d’innocuité, d’efficacité et de qualité.

Le médicament est approuvé pour une utilisation chez les adultes et les enfants (âgés de 12 ans et plus, pesant au moins 40 kg) qui ne sont pas actuellement infectés à la COVID-19 et qui n’ont pas eu de contact récent connu avec une personne infectée à la COVID-19, et :

  • qui sont immunodéprimés et peu susceptibles de présenter une réponse immunitaire adéquate à la vaccination contre la COVID-19;
  • pour qui la vaccination contre la COVID-19 n’est pas recommandée.

Les patients doivent parler à leur professionnel de la santé pour déterminer si Evusheld leur convient. Evusheld n’est pas actuellement autorisé pour traiter l’infection à la COVID-19, ni pour prévenir l’infection chez les personnes qui ont été exposées au virus.

D’après les études de laboratoire, Evusheld devrait conserver une activité neutralisante contre le sous-variant BA.2 d’Omicron, qui est maintenant le variant dominant dans de nombreuses communautés au Canada.

Aucun médicament, y compris Evusheld, ne peut remplacer la vaccination.

Fonctionnement & Efficacité

L' »Evusheld », une combinaison d’anticorps, est destiné aux personnes qui ne peuvent pas recevoir un vaccin classique ou qui, même vaccinées, ne bénéficient pas d’une immunité suffisante.

Alors qu’un vaccin pousse l’organisme à fabriquer efficacement et rapidement ses propres anticorps, le médicament d’AstraZeneca fournit déjà des anticorps qui seraient prêts, à un moment donné, à combattre le coronavirus.

Les deux anticorps monoclonaux ciblent la fameuse protéine de spicule du SRAS-CoV-2. Ils sont administrés en deux injections distinctes, avant une exposition à la COVID-19.

Les données des essais cliniques sur le médicament, publiées en novembre, ont montré une réduction de 83 % du risque de développer des symptômes de la COVID-19, par rapport à un placebo, après six mois.

Source : Santé Canada approuve un médicament pour protéger les immunodéprimés de la COVID.

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