Le 12 juin 2026, la mairesse de Montréal, Soraya Martinez Ferrada, a annoncé le lancement d’un processus de réflexion et de consultation sur le réaménagement de l’avenue du Parc, une artère où 13 personnes ont perdu la vie au cours des 13 dernières années.
Les tronçons visés dans un premier temps s’étendent entre la rue Jean-Talon et l’avenue des Pins. La mairesse a précisé que l’exercice devrait se poursuivre plus au sud, jusqu’au boulevard René-Lévesque et éventuellement jusqu’au Vieux-Port, la voie de circulation se prolongeant sous le nom de rue de Bleury au sud de la rue Sherbrooke. Le réaménagement devra être coordonné avec les travaux déjà en cours sur la voie Camillien-Houde et l’avenue des Pins.
L’annonce fait suite au rapport de la coroner, rendu public en mai 2026, qui recommandait de revoir l’affectation des voies de l’avenue du Parc et d’y mettre en œuvre des mesures de modération de la circulation, à la suite du décès d’une cycliste en septembre 2025. La mairesse n’a pas exclu de retirer une voie de circulation aux automobiles ou des places de stationnement pour faciliter le passage des vélos, à condition que ces changements soient élaborés avec les résidentes et résidents.
En marge de cette annonce, la mairesse a confirmé la poursuite des travaux dans le corridor Henri-Bourassa, malgré des réserves sur la conception initiale du projet. Plus de 134 millions de dollars de fonds publics ayant déjà été investis, l’administration juge le projet trop avancé pour être abandonné. Des ajustements sont prévus pour améliorer la fluidité, la sécurité et l’accessibilité du corridor, dont la permission de stationner sur la voie réservée les fins de semaine entre la rue Chambord et l’avenue Millen. La rue Berri fait également l’objet d’une réflexion, notamment sur la sécurisation des intersections avec les rues Ontario et de la Commune.
En savoir plus
- Le réaménagement de l’avenue du Parc à l’étude (Radio-Canada, 12 juin 2026)
- Sécurité routière — Une réflexion entamée pour le réaménagement de l’avenue du Parc (La Presse, 12 juin 2026)